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Hommages

Restez informé(e) en consultant cette section régulièrement. Nous y inscrivons les dernières nouvelles, les récents événements et des chroniques se rattachant à notre Maison commémorative familiale.

Hommage à M. Claude POIRIER

Hommage à M. Claude POIRIER

Hommage à monsieur Claude Poirier, lu par son frère Léopold, en l'église de St-Léon-le-Grand, le samedi 16 février 2013, jour de la célébration commémorative. En mémoire de notre mère, je vais appeler Claude, Jean-Claude, car elle nous appelait toujours par nos noms au complet: Nick, c'était Nicolas - Léo, Léopold - Yves, Yves-Marie - Anne, Anne-Cécile. Faire la rétrospective de la vie de Jean-Claude, c'est comme regarder un film mais sans le son. Jean-Claude ne parlait pas beaucoup; on lui posait une question, il répondait, point. Jean-Claude est né le 10 juin 1933 et est décédé le 10 février 2013, à 10h05, à l'âge de 79 ans et 8 mois. Ça fait beaucoup de 10 ... Son père est décédé le 27 mars 1940 et Jean-Claude n'avait que 6 ans et 9 mois, c'est très jeune pour perdre son père. Adolescent, il décide avec Guy et Jean-Marie, d'aller travailler en Alberta à Peace River. Sans anglais, imaginez tout de même ... ! Toutefois, il a toujous parlé de cette période en très bons termes. C'était de très bons souvenirs pour lui et il en parlait souvent. Au retour de ce voyage, il revient à St-Léon, se marie le 29 juin 1957 avec Dolorès Gagnon. Ils deviennent propriétaires de la ferme familiale et demeurent dans la maison que Guillaume habite actuellement. Il me revient des souvenirs de cette maison: Didier et moi, on avait l'habitude après le souper, de traverser de l'autre côté et de raconter nos périples amoureux du temps. Jean-Claude nous regardait avec un petit sourire en coin et disait: «Les gars, vous en mettez un peu trop». Après, il y a eu une période très difficile car les grossesses de Dolorès n'allaient pas comme prévues. Les voilà partis pour Forestville. Tous les deux travaillent en hôtellerie et en plus, Jean-Claude charge les barges de «pitounes» en saison. C'est un travail extrêmement dur et dangereux, je l'ai visité lors d'une de mes vacances. Et là, oh miracle! survient la naissance de Suzanne, le 20 avril 1965. Une princesse est née! Si mes souvenirs sont bons, ils reviennent à St-Léon. Jean-Claude travaille avec Jean-Marie Bérubé dans le domaine des scies mécaniques. Il aime bien ça et son travail est apprécié. On les retrouve à Sacré-Coeur, près de Rimouski, toujours dans le domaine des scies mécaniques. Le hasard fait qu'ils reviennent à St-Léon et font l'acquisition du dépanneur connu de tous, celui de M. Lévesque. Jean-Claude n'est pas tellement doté pour faire face au public mais Dolorès, elle, a ça dans le sang. Je ne saurais dire combien de temps ils ont eu ce dépanneur, mais voilà qu'ils décident de prendre leur retraite. Jean-Claude avait une grande admiration pour M. Valcourt (le père) et les circonstances ont fait qu'ils sont devenus propriétaires de la maison de M. Valcourt. Celui-ci avait une grande confiance en Jean-Claude et il lui a également cédé les deux chalets sur la montagne. Pour Jean-Claude, la montagne était une évasion de tous les jours. Dolorès m'a raconté ce fait assez cocasse. Jean-Claude montait à la montagne 4 à 5 fois par jour. Un jour d'été, la température devait monter à 30 degrés celcius et Jean-Claude est revenu de la montagne en disant à Dolorès qu'il avait très chaud. Dolorès lui dit alors: «Jean-Claude avant de partir, je te l'ai dit de ne pas mettre ton habit de skidoo, mais tu y tenais...!» Damnée maladie ! Jean-Claude aimait beaucoup les chevaux et lors du 100e de St-Léon, un après-midi, il y avait une compétitiion de tirs de chevaux, chose que je n'avais jamais vue. Alors que nous y étions et que Jean-Claude m'expliquait en détails toutes les techniques d'entraînement, il commentait avec empressement: «Un tel, il n'a pas le contrôle sur sa team de chevaux» , «Un autre, oui car l'ensemble est parfait». Nous avons passé ensemble un très bel après-midi. Le soir venu au souper, je lui ai demandé: «Jean-Claude, as-tu aimé ta journée aux tirs de chevaux?». Et lui de me répondre: «Quels tirs de chevaux?» Damnée maladie ! Un autre après-midi, nous sommes allés voir Sarah-Maude, la fille de Pierre et Marie-Josée, entraîner son cheval. Jean-Claude regarde la démarche du cheval et dit à Marie-Josée: «Le cheval a mal à une patte»; et Marie-Josée de lui dire: «Oui, la dernière fois qu'il a été ferré, on lui a trop serré la sangle». Je vous jure que moi, j'avais beau regarder avec attention la démarche du cheval, je n'avait rien remarqué. Jean-Claude lui, a tout de suite vu le malaise du cheval. Il connaissait ça les chevaux et la maladie ne lui avait pas fait fausser son jugement sur ces bêtes qu'il aimait tellement. À travers sa maladie qui est terrible, un peu de baume s'est manifesté. Par exemple, le rapprochement entre lui et Suzanne qui fut un bienfait pour les deux. Un autre bienfait aussi pour Dolorès qui le trouvait taquin et souriant comme jamais. J'aimerais que tous ceux et celles qui, pendant cette période de 10 ans, auraient été offusqués par ses paroles ou par ses gestes, lui pardonnent, car c'est certain qu'il n'aurait jamais agi ainsi s'il n'avait pas été malade. Damnée maladie ! Jean-Claude, va en paix ! Plusieurs t'attendent en haut... Merci à tous de votre attention. Hommage à monsieur Claude Poirier, lu par son frère Daniel, en l'église de St-Léon-le-Grand, le samedi 16 février 2013, jour de la célébration commémorative. Dieu et Claude Dieu, dans sa grande perfection, a été extraordinaire; avoir tout préparé afin de placer une belle créature au sommet de sa création. On se souvient du cinquième jour, il créa le cheval, cet être vivant qui allait aider l'homme à survivre. Claude a eu le nez fin. Il a fait du cheval son ami. C'était notre homme qui parlait aux chevaux. Comme il était fier au bout des guides, il fallait le voir maîtrisant son attelage avec confiance parce qu'il avait su le dompter par la fermeté et la douceur. Quel beau contraste, vivait cet homme, notre Claude. Je l'ai vu être d'une patience d'ange lorsqu'il soumettait la terre et engrangeait le nécessaire pour le quotidien. Je l'ai vu aussi sortir de ses gonds, fougueux comme son ami, le cheval. Claude a été pour moi, un frère qui a su me montrer à garder les deux pieds bien ancrés dans le friche. Claude, pour moi, était plus souvent comme le silence, ce silence qui aide à découvrir les choses de l'intérieur, hormis bien sûr, quelques fois à certaines occasions spéciales lorsqu'il prenait quelques spiritueux (ça reste entre nous), il avait sûrement lu le passage du Nouveau Testament où Jésus changea l'eau en vin pour la fête. Maman me disait souvent: «Vas travailler avec Claude». J'étais tout jeune et Claude m'impressionnait, il y avait du mystère dans cet hormme. Il était attirant et je lui vouais un grand respect. Est-ce que c'était son regard ou sa façon de voir la vie? Je me disais encore comme petit frère: «Je ne dois pas l'obstiner». Je le ressentais. Un de mes beaux souvenirs est celui où je vois Claude sortir de l'église avec à son bras une très jolie dame, une vraie belle créature du bon Dieu. De par sa beauté, oui, mais aussi du fait qu'elle se mariait avec mon héros. Il savait tout faire comme mon père, il marchait dans ses sillons. Claude et Dodo, ça sentait l'harmonie. Je compris bien plus tard tout l'amour et la passion qu'il avait pour la nature. Se retirer sur la montagne pour s'offrir des moments de paix, de tranquillité, tout en poursuivant l'oeuvre du Créateur. Je suis sûr que si Jésus avait été de notre temps, Claude aurait été son disciple de la montagne. Mais quand j'y pense, lorsque je marchais avec lui, Claude dans ses sentiers si bien aménagés, le Christ était avec nous. C'était pour Calude d'une grande importance de faire de ce coin de terre, son paradis. Et enfin, lorsqu'il dû faire le sacrifice de sa mémoire, et qu'il entra chez lui, j'ai compris qu'il n'avait pas vécu en vain. Suzanne, ton papa a été un grand homme, oui parce qu'il avait plein de qualités et que tu peux en nommer plus que moi, et presque pas de défaut, un grand homme, surtout parce qu'il a su s'occuper des affaires de Dieu. Merci Claude, d'avoir été celui qui nous parlait à l'oreille.


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